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30 novembre 2007

La crue de 1910

En marchant rue de Lille, l'on passe devant nombres d'hôtels particuliers, et autres demeures où l'on meurt d'envie d'aller jeter un coup d'oeil, au delà des cours intérieures. Même Jacques Chirac a son bureau dans cette rue. Cependant, ce qu'on remarque moins, ce sont les traces d'une histoire récente sur les bâtiments: la crue de 1910.

Cette crue centennale, bien que peu meurtrière, a pourtant causé d'importants dégâts à l'économie régionale et à Paris. Les pluies longues et régulières précédant la crue, la fonte des neiges, et le débordement de plusieurs cours d'eau (Yvonne, Loing, Grand Morin), ont été les trois principales causes imputables à cet évènement historique. La crue a atteint son maximum à 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz à Paris le 28 janvier, mais a aussi affecté de nombreux quartiers de la capitale et de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date, la montée des eaux s'étant faite en une dizaine de jours, tandis que la décrue a demandé environ 35 jours. Les affluents et les confluents de la Seine ont connu le même sort à des degrés différents, du fait de l'interdépendance des différents systèmes hydrologiques. Certaines villes de banlieue subissent aussi des dégâts importants (Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, etc).

Anecdote: lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l'Assemblée nationale en barque. Le zouave du Pont de l'Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la montée de la Seine, avait de l’eau jusqu’aux épaules.





Une soirée à l'Ambassade


La gentillesse des Chinois, c'est peut être ce qui m'a manqué le plus. Le plaisir de pouvoir bavarder avec eux, plaisanter, leur poser des questions sans jamais se demander si je ne suis pas trop indiscrète pour eux, et enfin espérer ressentir ce petit quelque chose qui pendant une seconde ou deux, me transportera là bas, en Chine.
Hier soir, le service de l'éducation de l'Ambassade de Chine à Paris organisait une petite réception, comme elle le fait tous les ans à cette période. Début des festivités à 19h, avec petit discours (forcément!) et buffet chinois, et projection d'un film à 19h50. Il y avait environ 75% de Chinois et le reste de Français (d'Occidentaux, pour le moins). L'attraction principale semblait être le buffet bien sûr (pour Tobias et moi en tout cas!) car nous étions impatients de pouvoir enfin manger pour la première fois de la vraie cuisine chinoise, depuis notre retour de Chine. Porc sauce aigre douce, rouleaux de printemps frits, boeuf, brocolis, nouilles sautées, riz à la cantonnaise... Tout cela était très bon. Mais en bon jeunes Européens que nous étions, nous sommes restés principalement...près du bar, en compagnie du Bordeaux et du barman, gentil cinquantenaire originaire de Pékin, ainsi que du cuisinier, qui à ce que j'ai compris est arrivé en Juillet de Xi'an avec toute sa famille; il est en poste à Paris pour 2 ans. Du coup, plein d'enthousiasme le cuisinier est allé me chercher sa fille de 13 ans pour me la présenter! J'ai un peu parlé avec elle, toute intimidée la pauvre. Elle va à l'école chinois, le lycée François Villon, je lui ai dit que je connaissais (il se trouve Porte de Vanves dans le 14ème) car j'avais un cours là-bas.
Mais le film allait commencer, nous n'avions plus le temps de parler. On nous dirigeait déjà vers la salle de projection.
Le film diffusé était "Keke xili" ("可可西里" ou "Mounain Patrol" en anglais), film chinoise de 2004, portant sur le thème de la sauvegarde des antilopes tibétaines, espèce en danger. Il raconte l'histoire d'une patrouille d'incorruptibles volontaires tibétains, qui partent en patrouille chasser les braconniers tuant les antilopes. Ils seront suivis cette fois ci par un journaliste de Beijing, Ga Yu, qui se fait rapidement accepté par le groupe, car son père est tibétain. Il ne se révèlera pas être le citadin empoté, mais au contraire, il se montrera être un journaliste efficace et intègre, n'hésitant pas à mettre les mains dans le cambouis pour aider les patrouilleurs lorsqu'ils rencontreront une des nombreuses difficultés de leur voyage. A la fin, il publiera son article, qui aura apparemment un grand succès, et sera à l'origine du film.
J'ai vraiment aimé le film: c'est un film dur pourtant: un des patrouilleurs se fait tuer des les premières images du film, l'on voit un autre courir dans le sable, trébucher et tomber dans un trou de sables mouvants, et se faire lentement aspirer... Sans parler des carcasses d'antilopes que les vautours dévorent. Mais tout cela est à oublier devant les images des paysages sauvages du Tibet, et l'on admire le caractère de ces Tibétains: intrépides, courageux, solidaires, généreux... On en viendrait même à detester le "Han" de base, qui impose sa loi dans cette belle région.


28 novembre 2007

En Chine, internet a élargi le champ des possibles: surtout la vie sexuelle!


Je suis tombée sur une enquête portant sur une comparaison du comportement en ligne entre les américains et les chinois: comment utilisent-ils Internet? Ont-ils une véritable vie en ligne? Sont-ils accros? Cette étude fut menée par IAC (inconnue au bataillon, mais d'après mes recherches c'est un conglomérat regroupant des sites internet, une world company en gros, façon les Guignols) et JWT (la plus grosse agence de pub aux Etats Unis apparemment). J'aurais pu en faire un résumé, mais finalement j'ai eu la flemme (et manque de temps!) donc vous vous contenterez d'extraits et du lien vers la source.

"China leads the US in Digital self-expression:

NEW YORK, Nov. 23 /-- Millions of young Chinese are embracing the Internet as a discreet space for their thoughts and emotions, according to a survey of Chinese and American youth released today by IAC, which operates businesses in sectors being transformed by the Internet, and JWT, the fourth largest advertising agency network in the world.
The findings show how readily young Chinese are taking to the Internet and its possibilities-for example, almost five times as many Chinese as American respondents said they have a parallel life online (61 percent vs. 13 percent). And while fewer than half of the 1,079 American respondents agreed that "I live some of my life online" (42 percent), a sizable majority of the 1,104 Chinese respondents agreed with the statement (86 percent). The two random online surveys polled 16- to 25-year-olds.
(...)
"For young Americans, the Internet provides an incremental increase in the huge range of options they enjoy in life, but for young Chinese it represents a steep increase in choice-and this is reflected in the strength of Chinese response to questions about opinions and interactions online," says Tom Doctoroff, JWT's CEO of Greater China and Northeast Asia area director. (JWT is regarded as one of China's top three agencies in both size and reputation, and was named most creative agency in Shanghai by Media magazine.)
While most American youth grew up taking for granted both interactive technology and the "let it all hang out" ethos it has encouraged, these are new concepts for young Chinese. "Our findings show that Chinese youth experience this new emotional space-the 'emobytes'-more intensely than young Americans," explains Doctoroff, author of Billions: Selling to the New Chinese Consumer (Palgrave Macmillan, 2005).
Chinese respondents were four times as likely as Americans to agree that things online often feel more intense than things offline (48 percent vs. 12 percent). This feeling was more prevalent among Chinese men than women (52 percent vs. 43 percent), likely reflecting the fact that men were more likely to describe themselves as "dedicated gamers" (27 percent vs. 19 percent of women).
(...)
Finding Real Community Online
The communication and community that interactive technology facilitates has a stronger appeal for Chinese youth than for young Americans. For example, more than three-quarters (77 percent) of the Chinese sample agreed that computer/console games are much more fun when played against others online, compared with a third of Americans. And while fans of virtual communities are in the minority in both countries, "second-lifers" (those who agreed that "I feel more real online than offline") account for just 4 percent of the U.S. sample compared with 24 percent of Chinese respondents.
Indeed, while many Westerners debate whether online experiences and relationships are "real," far fewer Chinese have doubts. As many as 82 percent of young Chinese agreed that "Interactivity helps create intimacy, even at a distance," compared with just 36 percent of young Americans. And almost two- thirds (63 percent) of Chinese respondents agreed that "It's perfectly possible to have real relationships purely online with no face-to-face contact," vs. only 21 percent of Americans.
These relationships are fundamentally changing the way Chinese youth interact with each other. Fewer than a third of Americans (30 percent) said the Internet helps their social life, but more than three-quarters of Chinese respondents (77 percent) agreed that "The Internet helps me make friends."
Expanding the Sexual Universe
Chinese culture may have a reputation for being far more sexually conservative than American culture, but strikingly, three times as many Chinese as Americans (32 percent vs. 11 percent) were willing to admit that the Internet has broadened their sex life. (It's not just the Internet that sizzles for the Chinese: As many as 54 percent said they had made or heated up dates using text messages, compared with only 20 percent of Americans.)
"For many decades, the world saw China as a place of traditional and conservative sexual attitudes and ideals, but after the sex-blogging sensation Mu Zimei burst onto the scene in 2003, it became clear there was a lot of pent-up interest in sex," notes world-leading trendspotter Marian Salzman, JWT executive vice president and chief marketing officer. "Four years later, our study confirms that the Chinese Internet is buzzing with virtual pheromones- 'cybermones,' if you will."
Adds Salzman, who managed this study in collaboration with IAC: "While relationships, dating and sex have been a prominent part of life online in the United States, the Internet just ramped up what was already happening offline- in China, however, it's all new."
Indeed, most likely due at least in part to the Internet, premarital sex in China has become far more common in the past five to 10 years. "In terms of impact on society and psychology, digital technology could be to China what the Sixties were to the West-a huge shift in mood and attitudes. The big difference is that these changes in people's emotional and sexual lives are happening in the privacy of cyberspace," notes Diller. "With interactive technology becoming increasingly important, it will be fascinating to see how those emobytes and techno-emotions affect public life as young Chinese become more accustomed to expressing themselves online."
Free Speech Very Free Online
In the United States, the land of guaranteed free speech, fewer than half of Americans (43 percent) agreed that "I often use the Internet to find the opinions of others or to share my opinions." By contrast, China's culture and political environment place less emphasis on personal views-and almost three- quarters (73 percent) of Chinese respondents said they go online to share opinions.
Chinese respondents were also more likely than Americans to say they have expressed personal opinions or written about themselves online (72 percent vs. 56 percent). And they have expressed themselves more strongly online than they generally do in person (52 percent vs. 43 percent of Americans).
That's largely because of the anonymity that the Internet offers, a key attraction for the Chinese. Chinese respondents were almost twice as likely as Americans to agree that it's good to be able to express honest opinions anonymously online (79 percent vs. 42 percent) and to agree that online they are free to do and say things they would not do or say offline (73 percent vs. 32 percent).
"One of the biggest differences between American and Chinese youth is in attitudes toward anonymity," says Doctoroff. "In the U.S., with its cult of celebrity, young Americans see the Internet as a way of getting known, of building their personal brand; many regard the Internet as a kind of personal broadcasting medium. But whereas publicizing your name, face and opinions is seen as a step toward success in the U.S., in China it has been a surefire way of veering into dangerous territory. So for young Chinese, the Internet is the ideal place to air opinions and hear what others think without crossing the line."
While a western ideal of individualism may not be in the near future for Chinese society, these findings show that the Internet is transforming China in a unique way - towards liberalism with Chinese characteristics."

Etude disponible sur le site de l'IAC.


Mercredi 28/11, 9h



Pas besoin de pévision météo: je pense qu'aujourd'hui il va faire beau.

26 novembre 2007

Sarkozy en visite en Chine: culture et contrats


"Les médias chinois ont pour l'instant peu couvert la visite du président français. Pas un mot par exemple hier dans le journal de 19 heures de la CCTV1...Il a fallu attendre que Nicolas sarkozy rencontre Hu Jintao pour que la presse chinoise commence à en parler.

CCTV 4
Sur la chaîne officielle CCTV 4 dimanche 25 novembre à 22 heures, les journalistes ont souligné que Nicolas Sarkozy était le premier chef d'Etat français à visiter la Chine après seulement six mois passés au pouvoir. La chaîne a également rappelé que la Chine était aussi le premier pays d'Asie visité par le Président. Elle a enfin salué son initiative d'avoir mis en place une version chinoise de son site internet.

Wenhui (quotidien national)
« C'est la 4ème fois que Nicolas Sarkozy vient en Chine, après 1991, 1994 et 2004. Il visite la Chine après les Etats-Unis et la Russie. C'est une étape très importante dans sa stratégie diplomatique.
Ses six mois de gouvernance ont été très chargés, non seulement sur le plan du travail mais aussi avec son divorce. Au cours de ces six mois,la popularité du président a décru en France. 62% des Français pensent que la France se meurt. Pourtant en six mois, Nicolas Sarkozy a fait beaucoup plus que Chirac ou Mitterrand. Mais il y a des ratés, à commencer par cette nouvelle loi sur les tests ADN annoncée en juillet, écornant son image auprès des Africains et des Asiatiques.
Deuxième gros raté : l'augmentation du salaire du Président de 160%, une initiative prise en 10 minutes qui a choqué les familles pauvres en France, alors que le pouvoir d'achat est en train de décroître. Ce geste est donc très dommageable.
Troisième raté, la surexposition de Nicolas Sarkozy dans les médias et la presse. Entre mai et août, il est apparu 224 fois à la TV, alors que sur la même période, Chirac était apparu moins de 100 fois.
Mais en fait le vrai problème, c'est d'avoir promis de convertir tous ses propos en actes, ce qui en fait n'est pas le cas. Car tous ses actes n'ont pas eu le résultat escompté. Au contraire, certains n'ont fait qu'empirer la situation. "

Beijing News Daily
Le quotidien pékinois souligne l'initiative du Président français d'être venu avec 48 entrepreneurs : « Aller plus en avant dans les coopérations économiques constitue un des buts premiers de cette visite. »

Chine Nouvelle
Sur le site Internet de l'agence de presse officielle chinoise, un journaliste note le goût du Président pour la nourriture chinoise et son humilité. Zhao Jinjun, ambassadeur de Chine en France, interrogé le 23 novembre par Chine Nouvelle : « Cette visite a un sens très important car il est le premier chef d'Etat occidental à visiter la Chine après le 17ème Congrès. »

Pionnier International (bi-hedomadaire) :
« Au début les Chinois ont douté de Nicolas Sarkozy au regard de l'amitié de Jacques Chirac envers la Chine. Les Chinois ont donc eu peur d'un refroidissement.
Peut-être que Sarkozy ne dispose pas d'autant de connaissance de l'Asie que Chirac mais en se rendant à Xian, il s'inscrit dans la tradition des précédents Présidents français et témoigne de son intérêt pour la culture chinoise. »

Sina :
Cheng Xiaohe, spécialiste de l'Europe à l'Université du Peuple : « La stratégie de Sarkozy est probablement de gagner l'amitié de Pékin en répétant le chemin de Chirac juste au moment où les relations entre la Chine et l'Allemagne souffrent d'un refroidissement. »

Source: Aujourd'hui la Chine

22 novembre 2007

Paul cherche Emma désespérement


« Je m’appelle Paul et j’ai 32 ans.


Aujourd’hui, je viens de réaliser que j’ai fait la plus grande erreur de ma vie. Elle est partie et je n’ai pas su la retenir… Elle ? C’était la personne qui comptait le plus pour moi, la femme de ma vie : Emma.
J’ai réalisé autre chose ce matin. C’est que je suis déterminé à lui prouver que je l’aime et à la reconquérir par tous les moyens. Et puis en attendant de sentir à nouveau son parfum, j’ai décidé d’écrire. Après tout, c’est mieux que la déprime… »

Ca a commencé par ce message, diffusé sur les radios nationales, il y a environ 2 semaines. On y croyait à ce Paul, largué par sa copine, qui met les petits plats dans les grands pour la reconquérir. Est alors diffusé un nouveau message radio, quelques jours plus tard. C’est là que j’ai eu, personnellement, la puce à l’oreille : la voix est trop lisse, le ton trop assuré. Et puis il annonce des horaires de pub à sa cause, à la télé, carrément !

Cette méthode à un nom : le teasing...

Après la pub télé et radio, les affiches fleurissent dans Paris avec le portrait de cette fameuse Emma, ainsi que le message- slogan : « Emma, je t’aime. Reviens ! Paul ». Des bonbons sont même distribués, paraît-il. Un blog est crée et des animations dans Paris sont organisées, telles que des illuminations d’immeubles sur les quais de Seine. Les médias bien sûr s’emparent du phénomène et posent tous la question : mais qui est Emma ?

Petite enquête : à celles qui croiraient encore que c’est le message de désespoir d’un amoureux éconduit, je regrette, mais c’est bel et bien une pub. Après, les avis divergent : certains affirment que tout ce manège est orchestré par l’agence de communication La Chose (les pubs « Ikéa family », c’est eux). Mais là où le mystère persiste, c’est sur le commanditaire de la campagne de pub : quelle marque, et surtout, pour quel produit ? Certaines sources affirment que ce serait pour un nouveau parfum de Jean Paul Gaultier (« Paul » est proche de « Jean Paul », référence plusieurs fois au « parfum »...). Personnellement, cette version ne tient pas la route : ce n’est pas de cette façon que Gaultier lance un parfum, et « Emma » est un prénom trop banal. De plus, rien ne fait référence dans la campagne vidéo, radio, dans les rues, au lancement d’une nouvelle fragrance... D’autres sources semblent indiquer que c’est en fait pour le lancement d’ « Annonces Jaunes », le service de petites annonces des Pages Jaunes : ce serait en effet plus logique.

Apparemment la campagne prendra fin le 29 Novembre : saura t’on si Paul aura retrouvé Emma ? Si elle voudra encore de lui ? Bref que de questions existentielles qui nous, citadins blasés, nous tiennent en haleine. Après tout c’est bien plus important que la découverte de cellules souches, non ?



Plume d'or 2008 de l'AMJ à un journaliste chinois emprisonné

Source: Aujourd'hui la Chine.

L'Association Mondiale des Journaux (AMJ) a décerné mardi sa Plume d'or 2008 au journaliste chinois, Li Changqing, emprisonné pour avoir révélé l'existence d'une épidémie de dengue que Pékin voulait garder sous silence, selon un communiqué publié à Vienne. L'association, qui représente quelque 18.000 journaux et 12 agences de presse, dont l'AFP, dans plus de 100 pays, a décerné pour la seconde année consécutive sa plus haute récompense à un journaliste chinois incarcéré par les autorités de son pays.
Li Changqing, journaliste du quotidien Fuzhou Daily de la province de Fujian (sud), a été condamné en janvier 2006 à trois ans de prison pour avoir "fabriqué et diffusé une information fausse". Son inculpation avait été prononcée à la suite d'un rapport anonyme sur un site internet en chinois basé aux Etats-Unis.
"La censure chinoise avait interdit, à la demande du Département de propagande du Parti communiste, toute publication sur des problèmes sociaux sensibles, et ainsi aucun article n'avait été publié en Chine sur l'épidémie de dengue, une maladie virale provoquée par des piqûres de moustiques, à Fuzhou", a précisé l'AMJ à Vienne au terme de la réunion de trois jours de son Conseil d'administration.
Les autorités sanitaires chinoises n'avaient pas non plus fait état d'épidémie dans cette région. "Les poursuites engagées contre M. Li pour avoir rapporté cette menace grave pour la santé humaine révèlent l'absurdité et la faillite de la politique du régime chinois de contrôle de la presse", a ajouté l'AMJ. "Les autorités chinoises ont une longue histoire de dissimulation d'événements qu'ils préfèrent garder sous silence, et la décision courageuse de M. Li de publier son article sur l'épidémie, en sachant quelles conséquences cela pouvait entraîner, devrait inspirer les journalistes partout dans le monde", a précisé l'association qui a lancé un appel à Pékin en faveur de la libération de Li Changqing et de la trentaine d'autres journalistes incarcérés en Chine.
La Plume d'Or 2007 de l'AMJ, dont le siège est à Paris, avait été décernée à Shi Tao, journaliste chinois emprisonné après la publication d'indices par le moteur de recherche Yahoo qui ont conduit à son arrestation.

21 novembre 2007

Robert Redford fait-il seulement des films médiocres?

Aujourd'hui je suis allée voir "Lions et agneaux", titre français on ne peut plus débile du nouveau film de Robert Redford ("Lions for Lambs") avec Meryl Streep, Tom Cruise, et donc Robert Redford, qui aime bien se mettre en scène dans ses propres films. Le film mélange habilement trois histoires, qui sont en fait reliées par un même point central: la guerre en Afghanistan.
Tom Cruise, détestable à souhait, campe le rôle d'un sénateur ambitieux, Jasper Irving, qui convie une reporter télé respectée mais qui n'est plus au firmament de sa carrière (Meryl Streep), pour un entretien d'une heure pour lui révéler en exclusivité la mise en oeuvre d'une nouvelle stratégie en Afghanistan, qui est testée au moment-même où l'entretien a lieu.
Puis nous nous tournons vers une base américaine en Afghanistan, où la narration va suivre de plus près l'histoire de deux soldats, l'un noir l'autre d'origine méxicaine, qui étaient auparavant dans la même université, qu'ils ont ensemble laissé tomber provisoirement pour s'engager dans l'armée.
Enfin, nous revenons aux Etats Unis, pour aller cette fois-ci dans un campus typique des universités américaines: gazons verts, profs buvant des grands cafés Starbucks (placement de marque flagrant, mais bon) tout en recevant leurs élèves pour discuter librement... Le prof, c'est Robert Redford, vieux beau, et l'élève, Andrew Garfield, joue assez bien l'étudiant riche qui ne pense qu'à faire la fête et passer du temps dans sa "fraternity", et que le prof va faire réagir face à l'évolution du monde.
Le scénario est bien ficelé, oui, mais... mais quoi? Et bien on l'attend, justement: il manque quelquechose au film de Redford. Est-ce parce qu'il est trop court (1h28mn), que les dialogues sont un peu trop clichés ("Do you want to win the war on terror? yes or no? YES OR NO?"), que le dénouement intervient trop vite? Un peu de tout.
Il n'empêche, il faut saluer le fait que la morale soit un peu partagée: oui le professeur réussit à ouvrir les yeux à son protégé sur le fait qu'il doit être plus actif pour changer les choses; mais la journaliste Janine Roth, jouée par Meryl Streep, malgré ses questionnements éthiques, finit écrasée par le système.

Verdict? A voir si seulement vous avez 1h30 devant vous (en attendant le prochaine métro ou TGV par exemple?)

19 novembre 2007

Incendie de voiture à Montparnasse



Samedi 17 Novembre, aux environs de 19h30.
C'est tout ce que j'ai pu prendre, étant en Vélib'... Et puis les flics barraient le passage. J'aime bien les incendies, c'est un incident bien senti, comme dirait Paradis...


15 novembre 2007

Sncf: à nous de vous faire préferer l'avion


Sncf
Vidéo envoyée par milwakee
www.misterolive.net

les grèves (suite)


les grèves

"Un recul du gouvernement rendrait presque impossible la mise en oeuvre des réformes plus "difficiles". Il démontrerait une fois encore que des individus et des organisations se réclamant des principes d'égalité et de solidarité défendent en réalité des corporatismes, des égoïsmes, des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable. Comme en 1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le pays et l'enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale. Cette attitude est irresponsable et dangereuse. De plus, la conjoncture économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les réformes, sous peine d'un nouveau décrochage national, avec de graves conséquences sur le pouvoir d'achat, la cohésion sociale, la place de la France dans le monde. Rappelons enfin que les grèves occasionnent une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la collectivité (150 millions d'euros pour celle du 18 octobre dans les transports pour la région Ile-de-France), affectent la compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image à l'extérieur, donc son avenir. Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent rester silencieux. Pour leur propore dignité, pour l'avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l'expression à ceux qui refusent l'adaptation. Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun."

Gérard Mermet, Libération, mercredi 14 Novembre 2007.

Voilà qui est bien écrit. Rien à ajouter!





12 novembre 2007

Aux grands hommes, la patrie reconnaissante




J'ai certains cours dans les locaux d'Assas, place du Panthéon. Je suis contente d'étudier en ce lieu si connu, près de ces grands hommes qui ont l'honneur de ne pas croupir six pieds sous terre. Quelquefois, je me dore la pilule sur les marches du monument, dégustant un jambon beurre pendant ma pause déjeuner.
Il y a quelques jours, à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy aux Etats Unis, le Panthéon a été placé au centre d'une polémique. Il paraît, nous écrit Jean Noël Jeanneney dans le Monde du 08 Novembre, que les Américains auraient soufflé à Bernard Kouchner l'idée de faire rentrer La Fayette, symbole de l'amitié franco-américaine, au Panthéon, et que notre ministre aurait promis d'en toucher deux mots à notre super-Président? Pas possible! S’emporte Jean-Noël. Comment ne pas oublier que l’homme fut aussi celui qui trahit sa patrie en 1792 en se rendant aux Allemands et aux Autrichiens? Bref. Bien loin des querelles d’historiens, ne faut-il pas plus se préoccuper de la fâcheuse tendance de notre président à réagir sur l’instant ? On lui donne à lire la lettre de Guy Môquet ? Les professeurs doivent lui emboîter le pas dans tous les collèges et lycées de France. Il fait un voyage aux Etats-Unis célébrer l’amitié retrouvée entre les deux pays ? Qu’à cela ne tienne, « panthéonisons » La Fayette ! On peut aller loin dans ce jeu-là. Il se rend en Chine à la fin du mois ? Très bien, rendons alors un hommage digne de ce nom à Zhang Chulan, la chinoise en situation irrégulière qui s’est défenestrée en septembre en tentant de fuir à un contrôle de police, de peur qu’on la renvoie dans son pays.

09 novembre 2007

Grèves: et c'est reparti pour un tour


"Attachez vos ceintures". C'est ce qu'a déclaré François Fillon a propos du climat social du mois de Novembre: le gouvernement ayant estimé avoir fait les dernières propositions possibles dans l'avancée de la réforme des régimes spéciaux des retraites, les syndicats ont commencé à se mettre en ordre de marche et ont appelé à la grève, mercredi prochain, le 14 Novembre. Petit tour d'horizon des réjouissances à venir:

- la RATP: noyau dur du mouvement (avec la SNCF) les 7 syndicats ont appelé à la grève sur le réseau Métro, Bus et RER.. La CFDT et la CFTC ont appelé à une grève de 24 heures, tandis que les autres syndicats (CGT, Sud, Unsa, indépendants, FO) ont appelé à un mouvement reconductible. Seuls la CFE-CGC n'appellera pas à la grève.

- la SNCF: les 7 syndicats de cheminots (sur 8) appellent à une grève reconductible, malgré l'appel lancé par la Présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac aux 160 000 cheminots. Seul la FGAAC (syndicats des conducteurs autonomes) n'appelle pas à se joindre au mouvement.

- EDF/ GDF: La CFE-CGC et la CFDT Energie se sont prononcées pour la grève après avoir rencontré les directions. La CGT et FO avaient quant à eux déjà appelé à une grève reconductible, et Frédéric Imbrecht, du syndicat CGT Mines Energie, a cru bon de surenchérir en invitant les agents à "un très grand 14 novembre de lutte", comme s'il s'agissait du fameux "grand soir"...

A l'Opéra de Paris, ce sont les syndicats CGT, Sud, FO et FSU qui ont appelé à la grève mercredi.

Mais ce n'est pas tout: la fonction publique prévoit aussi un mouvement de protestation contre la réforme des régimes spéciaux des retraites le 20 Novembre à l'appel des 8 syndicats. La Poste et France Télécom, jamais en reste, se mobiliseront pour la défense de l'emploi, le pouvoir d'achat et les conditions de travail.

Enfin, le syndicat de la magistrature appelle à la grève le 29 Novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

Bref, face à ce mois de Novembre plus que mouvementé, comment se prémunir contre, notamment, les perturbations dans les transports en communs? Attacher un cadenas à un Vélib', comme certains l'ont fait lors de la journée de grève du 18 Octobre? Organiser un véhicule pour plusieurs collègues? Mettre ses chaussures de marche et parcourir quelques kilomètres? Prendre ses RTT?

Et si tout simplement on appelait à une grève de la gratuité? Une grève qui permet aux cheminots et autres mécontents de manifester, tout en ne pénalisant pas les usagers?

Et si tout simplement on faisait la grève contre la grève, pour montrer son ras-le-bol contre le fait que ce soit toujours les mêmes qui ne sont pas satisfaits, alors qu'ils sont loins d'être les plus mal lotis?

Egalement publié sur: come4news.com

Free Tibet, now

China: Tibetan Faces Baseless Subversion Charges

Repression in Tibet Risks Exacerbating Ethnic Tensions

(New York, November 9, 2007) – Chinese authorities should immediately release Ronggyal Adrak, a Tibetan nomad who publicly called for religious freedoms and a visit to Tibet by the Dalai Lama, Human Rights Watch said today. The People’s Court in Dartsedo (Chinese: Kangding, Ganzi Autonomous Prefecture, Sichuan province) found Adrak guilty of subversion and “inciting separatism” on October 29.

Adrak’s sentence, which is expected later this week, could range from three years to life imprisonment.

“Once again, the Chinese government is persecuting a Tibetan for having the courage to call for the return of the Dalai Lama,” said Brad Adams, Asia director at Human Rights Watch. “This is the sign of an emerging power that oddly lacks confidence. This kind of repression also risks exacerbating ethnic tensions in the run-up to the Olympics.”

Adrak was arrested on August 1 at a horse festival in Lithang, Kardze (Chinese: Ganzi), Tibetan Autonomous Prefecture in Sichuan province. Authorities arrested him after he went on stage during a public awards ceremony and expressed support for the Dalai Lama, who has lived in exile since 1959. He also called for the release of both the Panchen Lama Gedun Choekyi Nyima and Tenzin Delek Rinpoche, a highly respected Tibetan lama who is currently serving out a life sentence on charges of separatism on allegations of involvement, widely regarded as unfounded, in a bombing. According to an official statement released on August 3, Adrak was charged with “inciting separatism.”

In the aftermath of Adrak’s detention, a few hundred Tibetans demonstrated in Lithang to show their support for him. Images released by the International Campaign for Tibet depict Chinese soldiers and police in full riot gear moving into Lithang to suppress the demonstration.

During Adrak’s trial, the presiding judge described Adrak’s crimes as “very severe,” and said that by calling for the Dalai Lama to return, Adrak had “committed the crime of subverting the People’s Republic of China.” Inciting separatism is a state security crime in China, and it carries a minimum sentence of five years. The court also held him responsible for instigating the local protests that followed his arrest.

Since China’s annexation of Tibet in 1951, Tibetans have systematically been denied fundamental human rights, including participation in public affairs, the freedoms of speech, assembly and religion, and the rights guaranteed to ethnic minorities under Chinese law and international standards. However, the Chinese authorities themselves have called for a visit to Tibet by the Dalai Lama since the mid-1980s, though the two sides are involved in inconclusive talks over the conditions imposed.

Adrak’s speech led the Chinese government to initiate a campaign requiring local Tibetan monks and some laypeople in the area to publicly denounce the Dalai Lama, and at the same time many senior Tibetan officials were replaced by ethnic Chinese, apparently on suspicion of harboring loyalties to Tibet’s exiled spiritual leader. A leaked report from the Chinese Communist Party’s Commission for Discipline Inspection of the Tibet Autonomous Region to Radio Free Asia in September 2007 indicated that Tibetan officials could not be trusted because a number of them were “suckling at the breast of the Chinese Communist Party, while calling the Dalai Lama mother,” implying that some Tibetans were simply using the Party while secretly following the Dalai Lama.

The Chinese government has also imposed restrictions on free expression for Tibetan children. In September, seven Tibetan middle-school students were detained in Labrang (Chinese: Xiahe) Gansu province for writing pro-Dalai Lama slogans on walls. At least two of the boys were badly beaten and all showed signs of bruising when released. Four remained in custody for almost two months. They were finally allowed to return to their homes in late October, after large bribes were paid to local officials, but are reportedly confined to their villages, required to check in with the local police station every week, and have not been permitted to return to school.

“The Chinese government promised the United States and others an ‘extreme response’ for its award to the Dalai Lama, and indeed constantly tries to portray Tibetans with any loyalties to the Dalai Lama as ‘extremists,’” said Adams. “But the only extremes at issue here are the imprisonment of people – including children – for peacefully expressing their views.”

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08 novembre 2007

"La journée nationale des journalistes"...en Chine

La Chine célèbre aujourd'hui 8 Novembre la "journée des journalistes". Une commémoration tournée en dérision par les organisations de défense de la liberté de la presse à travers le monde, car la censure se porte toujours aussi bien dans le pays...

Selon Reporters sans frontières, au moins 33 professionnels des médias sont actuellement détenus en Chine, un journaliste a été tué et plusieurs dizaines agressés en 1997.

L'organisation basée à Paris publie également un document exceptionnel, obtenu selon elle auprès d'une rédaction pékinoise. Il s'agit d'un rappel du fonctionnement de la censure, envoyé par le "Département de la propagande" à tous les médias du pays...

"Glossaire utilisé pour les exigences de la propagande"

Afin que les directives du Département de la propagande soient mieux appliquées, et que les équipes de rédaction respectent les règles de discipline mises en place pour l'information, qu'elles partagent l'information autant que possible, voici le glossaire spécifique. Nous espérons que grâce à celui-ci, les équipes de rédaction vont approfondir leur compréhension des directives et les mettre en application.

1- "Interdiction de reportage" signifie : interdiction d'écrire un reportage sur le sujet.
2- "Ne pas envoyer de reporter" signifie : autorisation de publier l'article standard de l'agence Xinhua ou bien de reproduire le reportage, article (contribution) d'un média local.
3-"Interdiction de critiquer" signifie : aucun commentaire sur les propos y compris au moyen d'un dessin.
4-"Pas d'exagération" signifie : reportage objectif, pas de prise de position ou d'image en Une.
5-"Absolument pas d'exagération" signifie : idem.
6-"Pas d'opportunisme" signifie : pas d'analyse en Une et l'article ne doit pas prendre une page entière, interdiction de faire plusieurs reportages successifs.
7-"Absolument pas d'opportunisme" signifie : pas d'analyse en Une, l'article ne couvre pas une page entière, pas de gros titre, pas de reportages successifs.
8-"Pas de reportage sans permission" signifie : possibilité de publier l'article standard de l'agence Xinhua, possibilité d'envoyer une demande au Département de la propagande en décrivant l'angle et le nombre de mots du futur article.
9-"Pas de reportage, temporairement" signifie : pas de reportage.
10- "Pas de participation" signifie : pas de reportage."

Lien: aujourdhuilachine.com

Doit-on rappeler (un exemple parmi tant d'autres!) que la Chine a emprisonné un journaliste qui a diffusé sur Internet une consigne du gouvernement interdisant aux médias de commémorer l'anniversaire du massacre de Tian an men (1989)? Il a été jugé pour "divulgation de secrets d'Etat" et purge une peine de 10 ans de prison depuis 2005. Il faut également noter que sa trace a été retrouvée grâce à la coopération de l'entreprise Yahoo! qui a fourni les informations aux autorités chinoises. La journée internationale des journalistes? C'est une blague, c'est ça?

05 novembre 2007

Article du jour: le Vélib' selon Der Spiegel

Paru le 02 Novembre 2007:

VIVE LA VÉLORUTION: Paris Rental Bike Scheme Goes Global



By Manfred Dworschak

A growing number of cities are setting up self-service rental bike schemes. A French advertising company has hit upon the most simple scheme, one that has won over thousands of Parisians and is now being exported across the world.

Chicago is interested, and so is Moscow. Geneva and Sydney are in negotiations, and the mayor of London has called by twice. All eyes are on Paris. But what is the big attraction? It's a brand new model of bicycle, one that can be seen teeming through the streets by the thousands, all the same chic silver-gray, with a dolphin-like design. And they are all rented.

Paris has suddenly become the world capital of bike rentals. Nowhere else in the world has quite so many rental bikes standing at the ready: there will soon be over 20,000. And the fleet is really being put to use: commuters pedal from the Metro to the office, managers pop out in their lunch breaks to pick up groceries, tourists zigzag in every direction. More than six million rides have been clocked up in just three months -- there is hardly a faster way to get through the legendary tangle of the French capital.

What the French call "la Vélorution" was launched on July 15 this year and it was an advertising company that came up with the idea.

JCDecaux, the world's second biggest outdoor advertising company, has established 750 computer-aided rental stations throughout the city and that number is expected to almost double this year to 1,460. (In comparison, the Metro has just 300 stations.) The company designed rock-solid bicycles and had them built in Hungary, and it operates the entire network at its own expense. In return, JCDecaux gets the exclusive rights to sell advertising on the city's 1,628 urban billboards for the next 10 years.

The deal provides a lot of benefits for customers. They pay a minimal basic fee: €1 ($1.45) per day, €5 per week, and just €29 for the entire year. Once the customer is signed up they can take as many short trips as they wish. The bike can be returned to any station and the first half an hour is free -- after that the price rises steeply.

And the message has gotten through loud and clear: more than 80 percent of all rides up to now have been free. And the fleet is getting optimum use, with every bike being rented on average 10 times a day.

In summer it is tourists first and foremost who take advantage of the service, but Parisians themselves are also increasingly embracing the idea. Around 100,000 people have already taken out annual subscriptions to the Vélib rental scheme.

The network of parking stations is so dense that, as a rule, at any time the nearest station is barely 300 meters (984 feet) away. Even those who own bicycles could feel tempted to leave them at home when they only need to make short trips. After all it can cost €29 just to change the chain on a bicycle. And a rental bicycle never even needs to be oiled -- a bike-servicing boat belonging to JCDecaux chugs up and down the River Seine, collecting bicycles in need of maintenance.

The advertising company, it seems, takes its unusual assignment seriously. "We've become a part of the public transportation network," says 48-year-old CEO Jean-François Decaux.

It was his 70-year-old father Jean-Claude who had the idea back in the 1960s of combining municipal advertising with the provision of services. Since then JCDecaux has seldom been at a loss for original ideas when it comes to getting advertising rights from cities. In return the company has provided the cities with self-cleaning public toilets or illuminated signs that show when the next bus will arrive at a stop.

But rarely has an offer, particularly for local governments so plagued by traffic, seemed as inviting as bike rental does now. "In a few years all France's big cities will have this," asserts Jean-François Decaux. Marseille signed up recently and Toulouse is due to follow.

Lyon already has JCDecaux rental bikes. In Brussels, Vienna and Seville there are some in use, although with far fewer stations. That's set to change: Paris has shown that the density of the network is key.

This great success comes at a time when the world seems to be suddenly well-disposed toward the idea of rental bikes. There is hardly a major city that has not started to make plans. The US company Clear Channel Outdoor has supplied Oslo, Stockholm and Barcelona with rental bikes. And Beijing wants to trump Paris, though under its own steam: 50,000 rental bicycles have been announced for the Olympic Games in 2008.


In Germany things are proceeding at a more unhurried pace. The German state rail company Deutsche Bahn has seen solid business with its own rental scheme, the rather uninspiringly named "Call a Bike." The program started in Berlin, Frankfurt, Munich and Cologne, and Stuttgart and Karlsruhe have now joined in. There are 4,500 bikes in use and payment is by the minute, currently 8 cents.

The newcomer Nextbike in Leipzig, which finances its small fleet partly through advertisements on the bicycles, is satisfied with business so far -- it even wants to establish a branch in New Zealand.

Both German corporations get by without parking stations. The customer can leave the bike on any street corner -- which is convenient for that customer but a pain for the next one, who never knows precisely where to find a bike. In Stuttgart, Deutsche Bahn is trying the station principle for the first time, but the customer is still required to order by phone: even the shortest trip requires a call at the beginning and end of the bike ride to the call center in Halle. Competitor Jean-François Decaux doesn't think much of this method. "That doesn't work," he says. "Deutsche Bahn got a total of 520,000 rentals that way last year in four German cities. We do that in Paris in just three days."

The system in Paris is much simpler. The customer, having registered once, takes his or her access card to the station and checks out a bicycle from a post there. Readers in the posts or at a computer terminal automatically register every transaction and pass on the data to the control center. The cyclist can almost forget that the bike isn't actually their personal property. The cost of this convenience is, however, enormous. JCDecaux has hired 350 employees for the rental scheme, 50 of whom are occupied exclusively with riding the bikes from one station to another to keep up with demand. The overall annual cost comes to around €2,500 per bicycle. At least, that's how much the corporation charges a city that wants to take on the rental service without granting advertising privileges in return. "With advertising," says Jean-François Decaux, "of course it's completely free for the city."

Free it may be, but is it cheap? The city gives up advertising revenue of an unknown value: this is pocketed by JCDecaux. In Paris the company anticipates sales of €600 million over the course of the 10-year contract.

Would it not be a better deal for a city simply to sell its advertising rights for money, and to the highest bidder? With the revenue it could then pay for a bike rental service or any other programs -- and in the end, if possible, have a tidy sum left over. When it comes to package deals like this one, that suspicion always lingers.

And this is what has led to a change of policy in Hamburg. The contract for 15 years of outdoor advertising in the city was up for tender. Up until then JCDecaux had held the rights; the company bid again -- this time with a bicycle rental scheme. The Ströer Group from Cologne teamed up with Deutsche Bahn and promised to bring Call a Bike to Hamburg, while Berlin entrepreneur Hans Wall pulled out all the stops with an offer of 500 collection posts for dog droppings including a force of 30 men in uniform. As a bonus he offered colorfully illuminated designer bus shelters.

Hamburg made its decision in October: from now on JCDecaux and Ströer are to split the advertising rights, and in exchange Hamburg will receive a total of €508 million. The city will then hold a separate tender process for a bike rental scheme at the beginning of next year, independent of the advertising companies. Jean-François Decaux is undeterred: "We will bid for that too."

lien: Vive la vélorution: Paris Rental Bike Scheme Goes Global.

03 novembre 2007

Les plus beaux passages couverts et galeries de Paris


Première visite guidée ce matin dans Paris. C'est la première fois que je tente l'expérience du guide à Paris, vu que je connais cette ville relativement bien.
Thème de la visite: les plus beaux passages et galeries couverts dans Paris. Le guide, Claude Marti (à recommander!) était fort intéressant, il parlait d'une voix claire, et savait ponctuer sa présentation d'anecdotes savoureuses.
Prochaine visite, je l'espère: la Grande Mosquée de Paris.

site internet du guide: www.martivisites.free.fr (calendrier des visites, tarif: 10 euros par visite).

01 novembre 2007

Repetto, la légende du chausson de danse




Le magasin rénové de la rue Royale


Des soldats chinois auraient (encore) tiré sur des Tibétains tentant de fuir au Népal


Des Tibétains qui tentaient de fuir vers le Népal ont essuyé des tirs de soldats chinois, a accusé mercredi une association dont le siège est à Washington, un an après que des garde-frontières chinois eurent tué une religieuse bouddhiste dans la même région. Parmi les 30 Tibétains visés "aucun n'a été tué ou blessé mais plusieurs d'entre eux ont été placés en détention en Chine (le Tibet est une province chinoise, ndlr)", a affirmé La Campagne internationale pour le Tibet. En septembre 2006, des alpinistes étrangers qui se trouvaient sur une montagne de l'Himalaya, à la frontière entre le Tibet et le Népal, avaient filmé des garde-frontières chinois tirant sur une colonne de 70 Tibétains et tuant une nonne de 25 ans. Tout le groupe tentait de passer au Népal. Le dernier incident a éclaté le 18 octobre au col de Nang Pa La. "Les tirs du 18 octobre montrent qu'ouvrir le feu sur des Tibétains sans arme, cherchant à s'exiler avec des enfants, est toujours considéré par les autorités chinoises comme une "gestion normale des affaires frontalières'", conformément à la terminologie de Pékin, a dénoncé l'organisation dans un communiqué.

Dans l'incident de septembre 2006, la Chine avait reconnu que ses soldats avaient tiré sur des Tibétains et qu'une personne avait été tuée. Mais les militaires avaient agi en état de légitime défense, les Tibétains ayant refusé de rebrousser chemin et les ayant attaqués, avait alors affirmé Pékin. Malgré les risques, 2.500 personnes tentent chaque année de fuir le Tibet pour se rendre au Népal. Ceux qui y parviennent sont ensuite transférés à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où est réfugié depuis 1959 le chef spirituel des Tibétains en exil, le dalaï lama.

Source: Aujourd'hui la Chine.

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