28 août 2009
27 août 2009
La petite maison dans la prairie
Je poursuis toujours mon experience de Couchsurfing, mais j'ai reussi a m'extirper plus tot que prevu de ma cage doree de Dupont Circle. Les autres filles sont parties d'ailleurs un peu plus tot que moi, et donc nos nuits torrides a se serrer les unes contre les autres dans nos sous vetements moites n'existaient plus (pour toi, lecteur de sexe masculin!).
J'habite donc a cote de U Street, connue pour etre une rue des bars. La petite maison jaune est toute proprette et ressemble en fait a son locataire. Un certain Mat M., 24 ans, un grand americain tres sympa. Je n'ai pas encore rencontre son colocataire, il doit rentrer ce soir (jeudi 27), mais j'ai deja prepare le terrain en achetant une bouteille de Bordeaux (il ne sait pas en fait que son coloc a dit oui a une couchsurfeuse). On ne sait jamais...
Un ami, amateur bien connu de l'Europe du Nord, a senti ma detresse dans ma tentative de comprehension de la mentalite americaine en ce qui concerne les relations sociales. Il m'a envoyee ce petit article bien ficele qui resume en gros pourquoi nous Francais, pensons souvent que ces salauds de ricains sont des "faux-culs". Petit extrait:
"Dans le cas français, aller vers l'autre est motivé par la construction possible d'une interaction durable et mutuellement fructueuse. L'Américain ne partage pas cette approche. L'Américain vit dans une société qui valorise l'action, et de fait son processus de socialisation est dominé par la tâche à accomplir. Une fois celle ci terminée, chacun repart de son côté avec la satisfaction de l'action accomplie, terminant ainsi la période précédente d'interaction et de coopération. Dès lors vous l'aurez compris, la rencontre entre le français constructeur et l'américain "faiseur" se fera au détriment de la compréhension entre les deux rives de l'Atlantique : pour le Français, l'Américain sera un vrai faux-cul."
Ma vision des relations sociales aux Etats-Unis sera l'objet d'un petit post dans les semaines a venir.
J'habite donc a cote de U Street, connue pour etre une rue des bars. La petite maison jaune est toute proprette et ressemble en fait a son locataire. Un certain Mat M., 24 ans, un grand americain tres sympa. Je n'ai pas encore rencontre son colocataire, il doit rentrer ce soir (jeudi 27), mais j'ai deja prepare le terrain en achetant une bouteille de Bordeaux (il ne sait pas en fait que son coloc a dit oui a une couchsurfeuse). On ne sait jamais...
Un ami, amateur bien connu de l'Europe du Nord, a senti ma detresse dans ma tentative de comprehension de la mentalite americaine en ce qui concerne les relations sociales. Il m'a envoyee ce petit article bien ficele qui resume en gros pourquoi nous Francais, pensons souvent que ces salauds de ricains sont des "faux-culs". Petit extrait:
"Dans le cas français, aller vers l'autre est motivé par la construction possible d'une interaction durable et mutuellement fructueuse. L'Américain ne partage pas cette approche. L'Américain vit dans une société qui valorise l'action, et de fait son processus de socialisation est dominé par la tâche à accomplir. Une fois celle ci terminée, chacun repart de son côté avec la satisfaction de l'action accomplie, terminant ainsi la période précédente d'interaction et de coopération. Dès lors vous l'aurez compris, la rencontre entre le français constructeur et l'américain "faiseur" se fera au détriment de la compréhension entre les deux rives de l'Atlantique : pour le Français, l'Américain sera un vrai faux-cul."
Ma vision des relations sociales aux Etats-Unis sera l'objet d'un petit post dans les semaines a venir.
23 août 2009
Washington d'ici
"Hey Dude, can I couchsurf at your place a couple nights next week?" Mon hôte, vu la qualité avancée de la demande de couchsurfing, a évidemment dit non. Par contre il a dit oui pour la mienne. Et six autres filles.Et donc me voilà à Dupont Circle depuis jeudi 20 aout, jour où j'ai débarquée à Washington.
Ce n'est pas ma première expérience Couchsurfing, mais c'est sûrement la plus extrême: nous sommes 7 filles entassées dans un petit appartement de garçon (comprendre: à peine meublé, frigo vide, pas de draps, on a même dû acheté du PQ). Mais ce n'est pas grave, notre hôte, un rouquin que la vie a décidé de ne pas doter de pieds délicats, semble trouver son bonheur en accueillant autant de monde sous son petit toit. Il se décarcasse pour nous emmener dans les endroits sympas et répond à toutes nos questions, carte de la ville en main. Apparemment il vit par procuration une vie sociale bien remplie avec des étrangers rencontrés sur le site, pour pallier le fait qu'il n'a pas forcément beaucoup de potes à DC. Son rire gras doit y être pour quelquechose. Beurk.
Sinon, gros coup de chaleur. Il fait chaud à Washington l'été, presqu'autant qu'en Chine dis donc. La ville est de taille moyenne, les transports publics tristement médiocres, le métro enterré à des profondeurs pas croyables. Les stations, avec leurs murs betonnés, sont à peine éclairées d'une lumière faiblarde. Les escalators pour y accéder sont des monstres qui sortent de terre, les bus sont moches et apparemment peu fiables.
Par contre, les Américains sont extrêmement gentils. Enfin, je ne sais pas quelle valeur on peut donner à ce jugement à l'emporte-pièce donné après seulement trois jours. Mais j'ai plusieurs fois entamé la conversation avec des personnes dans des magasins, restos, bars ou autres. La patronne d'un petit café s'est même décarcassée pour nous trouver les adresses des bons endroits où sortir. Que nous nous sommes empressées d'essayer le week-end venu.
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