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06 janvier 2008

Un plaisir parti en fumée

Fumer dans les bars et restaurants est interdit en France depuis le 1er Janvier. Bon gré mal gré, les Français s’y sont collé. Quid des étrangers ? Plongée dans une journée typique d’un café près de Notre Dame.

Il savoure la première bouffée de sa cigarette, lunettes de soleil sur le nez, bien calé sur sa chaise, dans l’air frais du matin. Gabriele, cinquantenaire italien venu visiter Paris pendant les fêtes de fin d’année, affiche un air serein : « Chez nous cela fait 3 ans que l’on ne peut plus fumer dans les bars et restaurants, alors maintenant je suis habitué, vous savez ».

En France l’interdiction de fumer dans les lieux publics s’est étendue aux cafés, bars et restaurants au passage à la nouvelle année. Après une trêve accordée exceptionnellement le 1er Janvier, la loi n’est véritablement appliquée que depuis le mercredi 2. Il est 8h30, la matinée commence aux « Tours de Notre Dame », petit café populaire jouxtant la cathédrale, qui voit passer plus de touristes que de locaux. Bernard, serveur de longue date, se réjouit : « Après 30 ans dans la fumée, je respire ! ». A ses côtés, Christiane, la patronne toute en sourire, assure qu’ici « il n’y a que des touristes, et ils sont ravis ! » Pourtant un peu plus tard dans la matinée, un touriste italien sirotant au bar son espresso pendant que sa femme fait la queue dehors pour la visite de la cathédrale, me mimera le clown triste à l’évocation de la nouvelle loi.
Le café bat son plein le midi, les serveurs zigzaguent entre les tables. Une famille de coréens est attablée autour de steak- frites. Kim, 31 ans, originaire de Séoul mais travaillant en Allemagne, se réjouit : « J’accompagne mes parents en visite dans toute l’Europe. Je ne fume pas, et j’approuve cette loi. Mais attendons de voir si les français la respecteront ! »
Il est 18 heures. Les lumières baissent. La plupart des clients prennent un verre, qui pour certains se serait sûrement accompagné d’une cigarette il y a de cela une semaine. Un couple d’autrichiens boit un thé sur une banquette et se félicite que l’interdiction de fumer dans les lieux publics soit enfin mise en place. « Les fumeurs ? Ils peuvent aller dehors quand même ! » Et justement, en terrasse, emmitouflée dans son manteau, Muriel, une des rares françaises croisées dans la journée, ne mâche pas ses mots : « C’est carrément dictatorial ! La loi empiète sur nos libertés. La plupart des bars ne vont même pas créer de salle pour les fumeurs, car ils n’ont ni la place ni les moyens. Du coup, on nous relègue dehors». Les fumeurs auraient-ils l’humeur bougonne ? « Un monsieur hier m’a envoyé sur les roses, avoue Christiane. Quand je lui ai rappelé qu’il ne pouvait pas allumer sa cigarette, il est parti en claquant la porte, sans même boire son café ».

11 décembre 2007

Paris: The Chocolate Factory


After reading Seth Kugel's mouth-watering article about the best places to find hot chocolate in New York, I felt like doing the same, in Paris. Not that I want to compare to him, no no, but after all, why not try the idea in the capital of a country well-known for its food?
It is easy to find low quality hot chocolate in Paris, as in any other city: every café serves it, every "sandwhicherie" (Pomme de pain, la Croissanterie, la Brioche Dorée etc), and don't even mention Starbucks: every time I try their "signature hot chocolate", it's not strong enough, and the beverage is lukewarm...
Rather, I'll mention 2 places that I like for the quality of their hot chocolate: one is the famous "salon de thé" Angelina (top picture); the other one is an Italian place, Amorino (right picture), specialized in Italian ice creams, truffles, and of course: hot chocolate.
Angelina is located on rue de Rivoli, near the place de la Concorde. Well-established tearoom among tourists and parisians alike, prepare yourself for a queue before you can get your table (I recommend to avoid Sundays, and it is quiet in the morning). The decoration is very 1900's, , old ladies come to sip a cup of tea with their friends, tourists try to order in a broken French, and waitresses reply rather impatiently and impolitely: welcome to Paris. But let's not make a storm in a teacup, and instead, order the highlight of the menu: the hot chocolate "Africain": a pitcher full of a thick, spicy, creamy dark hot chocolate, served with a glass of whipped cream to add at your convenience. Amazing. The first time I tried it I was so surprised that a hot chocolate could be so tasty: it was lunch time, and later I didn't have dinner, because I was still full.
The second place is part of a chain store called "Amorino", that serves rich Italian ice creams. This winter they also serve hot chocolate for the modest price of 4 euro per cup. They have 28 different flavours to choose from: Classic, Aztèque, Mint, Red berries, Pistachio, Caramel, Pear, Almond, White Chocolate, Coconut, etc... You choose the flavour that corresponds to a number, the Italian girl at the counter prepares the beverage for you, and here you go! You can drink inside or take it away, as you want. I so far only tasted the Classic hot chocolate and the Aztèque hot chocolate. Both are really strong and we can taste that it is made with very good quality chocolate, without adding sugar or fat etc. My preference goes to the Aztèque chocolate though: the cinnamon and spice after-taste was surprisingly nice.
So, if you want to indulge into an afternoon with your friends (or your grandmother), go to Angelina and order the Africain with some patisseries (try "Le Mont-Blanc". But if during a cold winter afternoon, after a long walk, you feel like having something warm going down your throat, there are plenty of Amorino shops waiting for you in Paris.

Angelina: 226 rue de Rivoli, 75001 Paris. Tel: 01 42 60 82 00.
Amorino: 22 rue Soufflot (near the Panthéon/Sorbonne), 75005 Paris. Tel:
01 55 42 09 56.
Website: www.amorino.fr