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13 janvier 2008

"La visite de la fanfare" (Bikur Ha-Tizmoret)

La visite de la fanfare ("the band's visit" en anglais) est un très joli film israelien de Eran Kolirin sur l'arrivée en Israël de la fanfare de la police d'Alexandrie, composée de 8 membres.
Ils sont invités à une représentation dans une petite ville d'Israël, à l'occasion de l'ouverture d'un centre culturel arabe. Mais personne ne vient les chercher à l'aéroport. Par leurs propres moyens ils arrivent au lieu supposé de destination. En fait ils se sont trompés d'une syllabe dans le nom de la ville, et ont atterris au mauvais endroit... Ils sont alors hébergés par la tenancière d'un petit restaurant de la bourgade, Dina. La nuit qu'ils vont passer va apprendre à tous les protagonistes du film beaucoup de choses sur eux-mêmes, et sur l'autre: musulman ou juif, souvent diabolisé et instrumentalisé dans les médias, il n'est en fait pas si différent de soi...
1 scène à retenir: dans le dancing avec les patins à roulettes, où un des membres de la fanfare égyptienne, jeune dragueur invétéré, apprend à son nouvel ami israelien, qui ne sait pas s'y prendre, comment séduire les filles. Irresistible!
2 acteurs forts:
Sasson Gabai, le jeune acteur qui joue justement le séduisant Tawfiq;
Et surtout la belle Ronit Elkabetz, propriétaire de l'auberge qui va accueillir les membres de la fanfare.

03 décembre 2007

My blueberry nights

Enfin, le nouveau film de Wong Kar-Wai.

Après le très beau esthétiquement, mais très décevant "2046", sorti en 2004, on attendait d'autant plus ce nouveau film du réalisateur hong kongais que c'était là son premier coup d'essai aux Etats Unis.

Film tourné en anglais donc, avec une équipe américaine, des acteurs américains, une action se passant aux Etats- Unis. Cela change des ruelles bondées de Hong Kong et des échoppes enfumées!

L'histoire? Une fille vient de se faire jeter par son petit ami, elle cherche à le revoir en trainant dans un café où apparemment il vient régulièrement. Elle sympathise donc avec le patron de l'établissement, une sorte de "diner" cosy typiquement américain, servant des meat pies, des cheese cakes, le tout arrosé d'un bon café. Deux âmes esseulées qui vont se retrouver tous les soirs, et se raconter leur histoires d'amours respectives. Mais un jour elle ne vient pas: elle part en quête d'elle même et commence un périple à travers les Etats Unis, au cours duquel elle va rencontrer des âmes aussi perdues que la sienne. Partir pour mieux revenir... D'autant plus que le jeune homme du café, tombé amoureux, l'attend...

Si je raconte l'histoire avec tant de "romantisme", c'est qu'elle m'a vraiment plue: j'attendais beaucoup du film après la déception de "2046", et je n'ai pas été déçue: le choix de Norah Jones en premier rôle, au côté de Jude Law, fut un choix judicieux. Elle ne s'affirme pas assez à certains moments, mais bon, faut il lui en vouloir? C'est son premier film! Jude Law est égal à lui-même, mais c'est surtout dans les second rôles qu'il faut chercher les perles: Rachel Weisz et David Strathairn, épatants de justesse.

Les lumières, la musique, le décor, tout se prête à construire une ambiance inimitable, marque de fabrique de Wong Kar Wai. Je conseille donc à tous de se laisser porter par "My blueberry nights"!



21 novembre 2007

Robert Redford fait-il seulement des films médiocres?

Aujourd'hui je suis allée voir "Lions et agneaux", titre français on ne peut plus débile du nouveau film de Robert Redford ("Lions for Lambs") avec Meryl Streep, Tom Cruise, et donc Robert Redford, qui aime bien se mettre en scène dans ses propres films. Le film mélange habilement trois histoires, qui sont en fait reliées par un même point central: la guerre en Afghanistan.
Tom Cruise, détestable à souhait, campe le rôle d'un sénateur ambitieux, Jasper Irving, qui convie une reporter télé respectée mais qui n'est plus au firmament de sa carrière (Meryl Streep), pour un entretien d'une heure pour lui révéler en exclusivité la mise en oeuvre d'une nouvelle stratégie en Afghanistan, qui est testée au moment-même où l'entretien a lieu.
Puis nous nous tournons vers une base américaine en Afghanistan, où la narration va suivre de plus près l'histoire de deux soldats, l'un noir l'autre d'origine méxicaine, qui étaient auparavant dans la même université, qu'ils ont ensemble laissé tomber provisoirement pour s'engager dans l'armée.
Enfin, nous revenons aux Etats Unis, pour aller cette fois-ci dans un campus typique des universités américaines: gazons verts, profs buvant des grands cafés Starbucks (placement de marque flagrant, mais bon) tout en recevant leurs élèves pour discuter librement... Le prof, c'est Robert Redford, vieux beau, et l'élève, Andrew Garfield, joue assez bien l'étudiant riche qui ne pense qu'à faire la fête et passer du temps dans sa "fraternity", et que le prof va faire réagir face à l'évolution du monde.
Le scénario est bien ficelé, oui, mais... mais quoi? Et bien on l'attend, justement: il manque quelquechose au film de Redford. Est-ce parce qu'il est trop court (1h28mn), que les dialogues sont un peu trop clichés ("Do you want to win the war on terror? yes or no? YES OR NO?"), que le dénouement intervient trop vite? Un peu de tout.
Il n'empêche, il faut saluer le fait que la morale soit un peu partagée: oui le professeur réussit à ouvrir les yeux à son protégé sur le fait qu'il doit être plus actif pour changer les choses; mais la journaliste Janine Roth, jouée par Meryl Streep, malgré ses questionnements éthiques, finit écrasée par le système.

Verdict? A voir si seulement vous avez 1h30 devant vous (en attendant le prochaine métro ou TGV par exemple?)