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20 janvier 2009

En direct de Rue69- Gastronomie: vous reprendrez bien un peu de sperme?

Mon article sur Rue69 (je me suis beaucoup amusée à le faire):

Vous voulez ma recette du smoothie ? Prenez un kiwi, une banane, du lait de soja, de la glace, mixez le tout. Ajouter-y 3 cuillères de sperme bien frais et dégustez. Ne prenez pas cet air dégoûté : le sperme est un aliment tendance, qui surfe sur la vague actuelle de la cuisine locale, saine et naturelle. Directement du producteur à votre assiette !

C’est aussi un aliment qui va bien avec l’envie en ce moment de tester tous les œufs. En effet, après les œufs d’esturgeon (le caviar), d’autres œufs deviennent le fin du fin ou tout au moins d’après l’Express et France Info à la mode. Sur rue69, on va vous parler de pré-œufs, de cette semence que vous côtoyez régulièrement sans la connaitre. Donc…

Il y a deux ans un infirmier de San Francisco, Paul Photenhauer, a fait un pari avec des amis après une longue discussion sur le goût du sperme pour les femmes. Sa mission ? Trouver des recettes à base de semence masculine que tout le monde puisse manger. Il a regroupé quelques amis consentants pour une dégustation, et le fruit de son labeur est regroupé sous le titre de « Natural Harvest » (récolte naturelle), livre uniquement vendu sur Internet. En vérité, c’est le premier livre de cuisine basé sur le sperme.

« J’ai déjà vendu 800 exemplaires. Ce livre n’est pas une blague. Je reçois des emails de personnes ayant acheté le livre, elles adorent ! On m’envoie même de nouvelles recettes, et même les hommes se mettent à le cuisiner. »

Pour Paul, avant d’être un livre érotique, c’est avant tout un livre de cuisine. D’ailleurs, cette tendance semble attirer 3 genres de personnes: celles désirant essayer de nouvelles nourritures bio ; celles qui le prennent comme une vaste blague et achètent le livre pour l’offrir à un proche, et les personnes attirées par les jeux sexuels. « Invité_noby » témoigne sur un forum: « J'ai testé pas mal de trucs et je trouve que le sperme se marie mal avec le sucré froid car il est lui même chaud et d'un goût épicé. Dans les plats genre quiche, gratin ou pizza c'est un ingrédient qui passe assez inaperçu. Le mieux c'est le thé et les alcools où son goût relève la boisson. »

Si vous êtes novice dans l’art d’accommoder la semence de votre compagnon, Paul recommande d’essayer une omelette. Après tout, « le sperme se cuisine comme le blanc d’œuf. » Les desserts et les cocktails soulignent aussi bien le goût particulier du liquide. A noter qu’il est préférable de le consommer frais, ou au maximum 2 jours après sa production pour profiter de tous les apports nutritionnels. Vous pouvez aussi le garder dans le congélateur, mais sa consistance risque de se détériorer légèrement.

Toujours pas convaincu ? Pourtant le sperme est un aliment très nutritif et peu calorique : chaque éjaculation contient du fructose, des protéines, des minéraux (magnésium, phosphore, potassium) et des vitamines (B12, C), pour seulement 15 calories. En plus il rendrait heureux : selon une étude de la State University of New York, les femmes qui ont été en contact avec le sperme de leur partenaire sont plus heureuses que les autres. Alors pourquoi se priver ? Xenya99 est une inconditionnelle : « il y a belle lurette qu'on a remplacé le lait par le sperme, c'est plus écolo et moins cher. Tous les matins, monsieur remplit sa bouteille et je peux ainsi en jouir à mon gré en buvant mes cafés tout au long de la journée. L'orgasme est donc permanent pour lui comme pour moi. Elle est pas belle la vie ? »

Une telle pratique appelle bien sûr à quelques précautions. Comme par exemple de prévenir ses invités que le « Sex on the Beach » qu’ils s’apprêtent à siroter, porte décidément bien son nom... Car tout est une question d’honnêteté et de confiance. Pour Paul, « même s’il n’y a pas de danger, je ne mangerais pas le sperme d’une personne saine que je ne connais pas. »

Chez Sida Info Service, un médecin répond à mes questions. « Il n’y aucun risque de transmission du VIH car le virus meurt à l’air libre ». Les MST? Ce sont des microbes qui comme leur nom l’indique, se développent uniquement sur le sexe. Le sperme est stérile, mais il peut contenir tout de même quelques germes. » A ce problème, tout bon cuisinier a la réponse : cuisons-le !


Encadré :

Laura, riveraine, a testé la cuisine au sperme.

« J’ai réussi à récupérer deux échantillons de sperme de deux différents donneurs. Franchement j’ai éprouvé un peu de dégoût en ouvrant les flacons de liquide, d’autant plus que l’un avait une couleur blanche, l’autre jaunâtre. Mais après on se prend au jeu et c’est sympa à préparer. J’ai finalement fait le smoothie, et un dessert : la panna cotta (dessert crémeux italien). Il y a eu un petit peu d’appréhension avant de goûter : le goût serait-il fort ? En fait non. Pour les deux recettes testées, comme le sperme est mélangé à d’autres ingrédients il ne ressort pas trop. Il ajoute un petit je-ne-sais-quoi de salé, un goût chaud et épicé qui reste dans la bouche. Et en tout cas, qui ne laisse pas indifférent ! »


06 février 2008

"Loue studette contre pipe" Libération du 06 février

"Il a rappelé une heure avant pour s’assurer que nous serions bien au rendez-vous, a ouvert la porte de son appartement en souriant, a offert un verre au salon, puis s’est assis, le sourire toujours aux lèvres et les yeux vissés sur nous. Antoine (1), 47 ans, haut fonctionnaire, est bavard et disert sur la «colocation» qu’il propose. «Confort», «calme», «indépendance»«C’est un quartier agréable. Et vous aurez votre chambre.» Mais ce dont Antoine aimerait surtout parler, c’est des contreparties qu’il attend de sa colocataire. «Se promener nue le plus souvent possible. Ecarter les jambes sur le canapé pour m’exciter. Pas de contrainte de fréquence pour les rapports sexuels, mais faudra pas se foutre de ma gueule non plus. Au début, je risque d’avoir envie souvent.» Voilà environ deux ans qu’Antoine recrute ainsi des colocataires, via une annonce sur le site Internet Missive, à laquelle nous avons répondu. Pas de loyer numéraire, on paye en nature. Pas de bail non plus, «tout est basé sur la confiance». Quant à la durée, «pas de limites». «Ça peut être en mois, en années. Les seules filles que j’ai virées sont celles qui ne respectaient pas leurs engagements.»

Antoine n’est pas le seul à pratiquer ce type d’échange - appartement contre sexe - à Paris. Dans un contexte de crise du logement, la formule semble s’être répandue. Sur Missive, la rubrique parisienne «A louer» recense de nombreuses offres d’hommes proposant des colocations ou studios indépendants «contre services sexuels».Mais également de femmes, troquant leurs charmes contre un toit. Ailleurs, sur Kijiji, Vivastreet ou dans le journal gratuit Paris Paname, on trouve aussi des annonces, plus masquées. Le mot sexe n’apparaît pas, ce sont les mentions «pour jeune femme», «contre services» et l’absence de montant pour le loyer qui servent d’indices.

Exigences. Antoine est lucide sur les motivations de ses colocataires. «Je sais bien que si vous aviez les moyens de vous loger autrement, vous ne viendriez pas chez moi.» Ce qui n’entraîne aucun scrupule quant à ses exigences, dont la liste s’allonge au fil de l’entretien. «Je veux pouvoir vous observer aux toilettes. J’aimerais que vous soyez là le soir quand je rentre. Ce serait bien si on pouvait dormir ensemble. Je veux du ménage et du repassage.» On quitte Antoine en pleine description des jeux «uro-scato» dans lesquels il nous imagine. Pour rejoindre notre deuxième rendez-vous.

Dans cette rue sombre proche de la gare Saint-Lazare, l’homme attend au bas de l’immeuble, silhouette courbée rasant les murs. L’adresse qu’il nous a donnée au téléphone n’est pas la bonne. Il nous entraîne un peu plus loin, dans une arrière-cour, puis dans un petit ascenseur sans lumière. Au sixième étage, on débouche dans une chambre d’à peine dix mètres carrés : un néon verdâtre, un vieux lit en mezzanine et une douche en plastique crasseuse. «Voilà, dit Amar. 650 euros, à négocier si arrangement.»

Enervement.La formule est la même que dans l’annonce postée sur Missive. On demande des précisions. «450 eurosplus deux week-ends de sexe par mois», répond-il. Amar habite en banlieue : les «week-ends de sexe» peuvent avoir lieu ici ou chez lui, dans les Yvelines. «Je peux faire un bail, mais il va falloir être très gentilles.» Amar a fermé la porte, et reste debout, appuyé contre la poignée. Son ton devient agressif : «C’est une bonne offre, les agences demandent 850 euros plus une caution pour ça.» «C’est pas une arnaque», répète-t-il de plus en plus énervé et menaçant. Nous demandons à visiter les toilettes sur le palier. Et prenons précipitamment congé.

De tous les hommes contactés, Laurent, 32 ans, est le seul à manifester une certaine timidité. Dans son studio propret du XVe arrondissement, il parle de tout, du temps qu’il fait, et surtout pas de l’annonce qu’il a passée. «J’ai connu Missive par leur rubrique de rencontres SM, se lance-t-il enfin. Je n’aurais jamais eu l’idée de proposer un hébergement contre du SM si je n’avais pas découvert là que ça se faisait.» Documentaliste, Laurent est un beau jeune homme svelte, les épaules carrées, le visage doux. «Ce que j’aime, confie-t-il,c’est être attaché. Servir à table en soubrette. Lécher des bottes en me prosternant.» Laurent propose de partager son modeste clic-clac en échange de quelques séances de ce type. «Je ne demande pas de relations sexuelles classiques. L’idée, c’est que ça reste cool. La fille a la clé, elle mène sa vie, mais juste, de temps en temps, elle me dit : "Fais ça." Ou moi, spontanément, je m’y mets, je lui sers de chaise, de repose-pieds.» Laurent a déjà eu deux expériences de colocation qui se sont «très bien passées». «Peut-être que les filles sont poussées à ça par leurs difficultés, admet-il. Mais, au final, chacun y trouve son compte.»

C’est aussi le credo de Julien, 30 ans, qui parle d’«échange de bons procédés». Agent de sécurité, il héberge régulièrement «des filles» dans son joli deux-pièces de l’Ouest parisien. «Ce sont souvent des escorts, qui viennent de province se faire un peu de fric à Paris. Je les reçois pour un mois ou deux, rarement plus, parce qu’après on se lasse.» Plutôt distant, Julien explique qu’il ne demande pas d’argent mais «du sexe classique» et «pas de prise de tête, parce qu’[il a] déjà eu des filles qui [lui] ont mis le bordel». Ses «colocataires» disposent du canapé-lit du salon, tandis qu’il dort dans sa chambre. Peu de temps après notre visite, il envoie un texto :«Désolé, ça va pas le faire.»

Didier, au contraire, est «très, très motivé», comme il le répète dans ses nombreux messages. Il nous propose un deux-pièces dans le XVIIIe contre «550 euros, plus deux trois rencontres par mois». Il habite ailleurs avec femme et enfants, mais peut se «débrouiller» pour nous rejoindre les week-ends. Malheureusement, l’appartement n’est «pas encore» visitable. «J’attends le départ des locataires», nous explique-t-il lorsque nous le rencontrons à la terrasse d’un café. En attendant, il propose de «commencer» déjà le sexe. «Pour voir si on se plaît».

Sur Missive, plusieurs messages d’internautes mettent en garde contre ces «tests» préalables. «Ça m’est arrivé trois fois, raconte Lætitia, 26 ans. Les types te font visiter, te demandent de coucher immédiatement. Et ensuite, plus de nouvelles. Parfois, c’est même pas leur appart qu’ils t’ont montré. Ils ont pris les clés d’un copain.» Il y a six mois, Lætitia a décidé de passer sa propre annonce «pour avoir le choix». Elle a depuis reçu quelques propositions «intéressantes». «Mais quoi qu’il arrive, prévient-elle, il faut rester méfiante.»

Pierre Allain, le webmaster de Missive, reprend le même appel à la «prudence», sans pour autant censurer «ce qui relève d’un échange entre adultes consentants». «Il y a là parfois des hommes qui profitent de la détresse de jeunes femmes. Nous mettons en garde nos internautes. Mais nous ne pouvons pas faire une enquête pour chaque annonce.» Missive est hébergé en Suisse, comme la plupart des sites francophones proposant les services de prostituées ou escorts. «La Suisse a une législation plus permissive que la France, reconnaît Pierre Allain. Reste que, même en France, un homme a le droit de proposer un logement contre des services sexuels.»

«Habileté». «Cela s’apparente à de la prostitution, ce qui n’est pas interdit, nous confirme une source policière. Seul le site Internet qui héberge les annonces peut être poursuivi pour proxénétisme s’il est en France. Mais ce genre de poursuites aboutit rarement.» Hors Missive, pourtant, la plupart des sites et journaux d’annonces concernés expliquent qu’ils font tout pour «supprimer» ces annonces. «On en voit apparaître dans la rubrique "Colocation", on les transfère immédiatement dans celle des rencontres érotiques», dit Virginie Pons, responsable de la communication chez Vivastreet. «Nous n’acceptons pas ces annonces chez nous», affirment quant à eux Benjamin Glaenzer, directeur général de Kijiji France, et Bernard Saulnier, le patron de Paris Paname. Tous deux notent cependant «l’habileté» des annonceurs pour déjouer leurs contrôles.

Stéphanie a 38 ans, elle est «escort occasionnelle». Contactée via le tchat de Missive, elle déconseille formellement le troc «appart contre sexe». «J’ai une amie qui a fait ça. Elle s’est retrouvée à la rue du jour au lendemain. Tu deviens dépendante d’un type qui risque de t’en demander toujours plus, en menaçant de te jeter si tu refuses. Sincèrement, il vaut mieux se prostituer pour payer son loyer : tu restes libre.» Sur le même tchat, puis par téléphone, on discute avec Tina, 35 ans, qui, elle, profite depuis quatre ans d’un logement contre «services sexuels» dont elle se dit ravie. «Il ne faut pas choisir un homme jeune, car il ne te gardera pas longtemps, il aura envie de changement, conseille-t-elle. Le mien, il a 62 ans. Je l’ai rencontré sur les Champs-Elysées. Il vit à Dubaï et vient en France de temps en temps. Sinon, je suis seule dans l’appart, 115 mètres carrés dans le XVIe arrondissement.»

«A la porte». Zara, 23 ans, étudiante, n’est pas aussi bien tombée. Elle accepte de nous rencontrer dans un café parisien, «pour parler de ces types qui profitent des filles paumées». Il y a trois ans, Zara a passé une annonce dans Paris Paname : «Jeune fille cherche logement contre services.» «Je pensais ménage, repassage, baby-sitting, dit-elle. J’ai eu des dizaines de réponses. Que des hommes. Qui voulaient tous du cul.» Originaire du sud de la France, Zara ne veut pas détailler les raisons qui l’ont poussée à quitter sa famille. «Je n’avais pas le choix.» Elle a fini par accepter une colocation avec un homme, puis une autre. «Deux fois, je me suis retrouvée à la porte, sans nulle part où aller, parce que je ne voulais pas faire ce qu’ils me demandaient. Ces mecs-là ont besoin de sentir qu’ils exercent un pouvoir sur toi. Ils t’en veulent de savoir que si tu n’étais pas dans la merde, tu ne les aurais jamais regardés.»

Aujourd’hui, Zara a un travail, un appartement. Heureuse et soulagée que ces mois de «galère» soient derrière. «Tandis qu’eux, ajoute-t-elle quand même amère, dans dix ans, ils en seront toujours au même point. A passer et repasser leur annonce pour trouver des filles.»"

(1) Les prénoms ont été changés.

Source: Libération, 06 février 2008.

08 décembre 2007

24 hour party people

Last night I had a good time for 3 reasons: I watched a movie, the cinema was such a nice place for moviegoers like I think I am; and third I had dinner with a friend in a rather unusual restaurant (that will be the subject of another post). But let's focus on the place first:

Its name is MK2 Bibliothèque, and it is located in the 13th district, near the modern Bibliothèque Nationale de France (Bibliothèque François Mitterrand). Inside, you obviously have cafés and restaurants ("chez Jules et Jim" for example...), but also a nice shop where you can find every dvd you have been madly looking for, that documentary you wanted to see but never managed to find it, or that movie by Georges Lautner to complete your collection. Plus the movie soundtracks and the books. I definitely have to come back and buy Raymond Depardon's "numéro zéro: naissance d'un journal"...
Then the movie. I watched Michael Winterbottom's "24 hour party people". There is an English movies festival now (you know, the Eurostar having a new train station in London -St Pancras, the train being faster than ever before to reach London from Paris, and all the ads about London being trendy now, etc...).
I like Winterbottom's movies. Actually, I enjoyed the only one I had seen before yesterday: "the Road to Guantanamo". Very realistic and interesting.
"24 hour party people" was great too: "the unbelievably true story of one man, one movement, the music and madness that was Manchester". It starts back in the 70's and goes through the 80's, in Manchester obviously, and tells the story of Tony Wilson, journalist, host of a show about indie music on the local TV station, who is also a huge fan of music. Through his eyes, we will witness the birth of famous bands like the Sex Pistols, Joy Division,Happy Mondays, New Order, etc. He will found his own label, "Factory Records", and open the Hacienda Club, that will soon embody the period when Manchester was the music capital of the world.

The review on IMDB says it all:
"The story really starts with an early Sex Pistols gig in Manchester, attended by only 42 people, most of whom went on to have an influence on the Manchester music scene of the next 10 years. Wilson was in the audience, together with members of the band who went on to form the brilliant post-punk pioneers Joy Division. The first part of the film is really focussed on them, their manager Rob Gretton ( played by Paddy Considine) and their producer Martin Hannett (another superb cameo by Andy Serkis). Joy Division's lead singer, Ian Curtis, is portrayed so accurately by Sean Harris that it's positively eerie, and the scenes of the band playing in rundown venues seem remarkably true to life and capture effectively the rawness and intensity of their live performances. The film also deals, rather insensitively, with the death of Curtis, who's feet we see swinging after he has strung himself up on a rope in his house.
From then on, the story continues with Joy Division's reincarnation as New Order and the building of the Hacienda nightclub, and the sometimes disastrous business decisions made by Wilson and Factory. When New Order released Blue Monday, the record sleeve was so expensive to produce they lost money on every copy sold. The single went on to become the biggest-selling 12' of all time, paradoxically crippling Factory in the process. The first nights at the Hacienda were also calamitous, with bands playing in front of single-figure audiences. Eventually however, the druggy indie dance kings Happy Mondays arrived on the scene, and acid house was born. Suddenly the Hacienda was the place to be and the Madchester rave scene became famous all over the world. The scenes of drugs-and-sex-excess on the Monday's tour bus and the re-creation of the Hacienda club nights are superbly portrayed.
The final part of the film tells how gang violence led to the closure of the club and the drug-riddled misadventures of the Mondays, especially their singer Shaun Ryder, led to their downfall and had severe financial implications for Factory Records. Eventually, Factory was sold to another label (who were perturbed to find Wilson had not signed any contracts with any of the Factory bands, effectively giving the artists total creative freedom).
"24 Hour Party People" is a real roller coaster ride. There are some brilliant acting performances, punctuated by cameos from real members of the Manchester music scene (such as Howard Devoto and Mark E. Smith). The merging of legend and reality may make it difficult for people unfamiliar with events to work out what actually happened. But this is no accurate, austere documentary, but a touching, sometimes surreal, and often very, very funny, anarchic portrayal of a time and a place and it's music. Oh, and of course, the soundtrack is fantastic".

MK2 Bibliothèque: 128/162 av. de France (13e) - Métro : Quai de la gare (ligne 6), ou Bibliothèque (ligne 14)