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08 novembre 2010

Hey, what's up?

Oh, how deeply I relate to this quote...
"Once in Vermont, Mr. Yuan worried when people smiled and asked “What’s up?” “It was really awkward,” he says, “because I wouldn’t know how to respond and while I was thinking of an answer they would just walk away.”
(From: "The China Education Boom on U.S. Campuses", The New York Times, November, 5, 2010).

A bit like the story of my life here. 

29 août 2010

Boot camp

Wow, time flies...I thought my latest post was about one week ago, turns out it is a lot older...
I am still doing the "technical training" at the J school: audio and photo training. It is frankly nothing new for me, as I have been doing the same at Sciences Po. Except Final Cut Pro, because I had been using Avid Newscutter instead (which, I think, is better! But maybe my opinion will change during the course of the year).
So basically, I was a little bored in class, but I really hope that will change. The school is so expensive I can not afford to be bored.

For my audio profile I interviewed a resident E.R. physician, a lovely girl who agreed to talk to me during her break. She was so nice. She was the first person I talked to after we had been given the assignment, so I got lucky. She was coming out of Saint Luke's hospital and going to get a cup of iced coffee. I want to post my radio on the blog, but it is terrible....

Then for my audio postcard, I went to Spin on a Friday night and found out that it is a great place: a bar, good music with a DJ, a ping pong practice with tables that you can rent (it's a bit on the pricey side unfortunately), and every Friday night, the "Dirty Dozen" competition with the best players of the country (and abroad too since there were some French players that night, woohoo!). It was a lot of fun, I could talk to the players, and there was one funny guy, Kazuyuki Yokoyama, who can not help but strip down to his underwear to entertain the crowd.
Oh, and Susan Sarandon is one of the business partners, and she was there with her friends that night. Sweet.

13 août 2010

Columbia

Quand suis-je passée de l'autre côté? Quand ai-je arrêté de m'intéresser à la France pour tourner définitivement mon regard vers l'étranger (surtout la Chine)? 2005, probablement.

Alors que je vais commencer une année à l'école de journalisme de Columbia University à New York (une des 8 universités américaines faisant parties de la prestigieuse Ivy League, et la meilleure école de journalisme du pays), je réalise qu'à 26 ans j'ai déjà passé un an en Grande-Bretagne (Cardiff), six mois à Washington D.C., un peu plus de deux ans en Chine, et maintenant une autre année aux Etats-Unis. 4 ans et 1/2 de ma vie en dehors de la France. Un pays que j'aime mais de loin.
Je suis arrivée à New York début août pour m'imprégner un peu de l'ambiance et prendre mes repères. Les cours débutent officiellement ce lundi 16, et j'ai passé toute cette semaine à découvrir l'école, son fonctionnement, l'administration et les cours avec les quelques autres 200 élèves du programme.
Je vis dans un appartement appartenant à Columbia, avec deux autres étudiantes. Je donne sur Broadway, il y a une multitude de commerces autour de moi, et je suis à deux pas de l'école et du métro. "Awesome!", comme dirait une américaine naturellement un peu trop enthousiaste.
Ce qui l'est moins, c'est le coût de l'année: 45 000 dollars, et une bourse maigrelette que Columbia a bien voulu m'octroyer dans des conditions mystérieuses. Je compare aux autres étudiants, et je vois que le compte n'y est pas.
Mais pourtant je vais être avec les meilleurs profs, je vais aller arpenter les rues du Queens plusieurs jours par semaine pour mon cours de Reporting and Writing, je vais rencontrer des journalistes exceptionnels qui, je l'espère, me donneront les armes pour réussir dans la profession.
A ce niveau nous sommes bien loin du journalisme plan-plan à la française. Tant mieux.

25 mars 2010

"On est pas bien comme ça?"

Cet après-midi en cours de Global Reporting, rencontre avec Edward Cody, correspondant à Paris du Washington Post.
Voici un de ses articles, paru le 07 Novembre 2009, sur un "philosophe du goût": Jacques Puisais, qui marrie vin et mets. Il habite Chinon:

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/06/AR2009110604194.html?nav=emailpage

Il finit son article par: 
With his grilled lamb chops, however, Puisais happily served little lima beans, picked from his own garden and prepared by his wife, Suze. Whatever distraction he suffered seemed overwhelmed by the homey taste as he hummed appreciation across the table to Suze and chewed away. He smiled: "Aren't we content here like this?"
Je crois l'avoir déjà mentionné ici, mais pour moi le meilleur "journal" sur la France écrit par un journaliste américain reste celui publié en août 2006, toujours dans le Washington Post, et écrit par Joel Achenbach. Le titre, un brin provocateur: "The art of doing nothing, and nobody does it better than the French".
A lire ici.

13 janvier 2010

Les lumières de la ville



L'aventure américaine est déjà finie.
A l'heure où j'écris ces lignes, je suis dans mon appartement à Paris, avec du boulot qui commence déjà à s'empiler. Le chauffage est à fond, je n'ai toujours pas reçu ma valise, tout va bien.
J'ai pris deux semaines et demi, après la fin de mon stage au Washington Times, mi-décembre, pour traverser les Etats-Unis d'est en ouest et aller voir comment ça se passait en Californie.
Je ne me suis pas contentée de prendre l'avion pour l'atteindre. Non non, cela aurait été trop facile. Il fallait que j'ai une vraie expérience de ce vaste pays, un ressenti. Que je voie la variété des paysages défiler devant mes yeux enchantés. Etre témoin de la transformation de la terre et des paysages: des sols enneigées du Colorado et de l'Illinois aux plaines sépia de l'Arizona et de la Californie.
J'ai donc pris le train de Chicago. Amtrak, mon ami. La ligne que j'ai empruntée porte le doux nom de "Southwest Chief" (toutes leurs lignes qui traversent le pays portent des noms rappelant la période de conquête de l'ouest) et s'étire sur plus de 3600 kms. De Chicago à L.A., en passant par des mégalopoles telles que Kansas City, Lamar, Raton ou encore Albuquerque. nous avons traversé successivement l'Illinois, l'Iowa, le Missouri, le Kansas, le Colorado, le Nouveau Mexique, l'Arizona et la Californie.
Je suis partie un dimanche en début d'après midi, pour arriver à 8h15 le mardi matin. Soit quasiment deux jours (43h pour être exacte) à ne rien faire (que c'est bon quelquefois!), parler avec ses voisins, admirer la vue dans l'agréable wagon panoramique, et se dire que décidément les sièges des trains longue distance Amtrak sont décidément beaucoup plus larges et confortables que ceux du TGV.
Je suis aussi passée par Las Vegas. Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de lire que j'ai adoré. Los Angeles, moins. Ce n'est pas très beau (même les villas de Beverly Hills ne sont pas d'un goût exquis), et le fait de prendre la voiture tout le temps car il n'y a pas de transports publics dignes de ce nom, et que de toute façon si transports publics il y avait, tout le monde a la "religion de la voiture"...Moi ça m'énerve.
San Francisco? Pas mal, j'aurais peut être mieux aimé si on m'avait laissé l'occasion de mieux "ressentir" la ville, c'est-à-dire l'arpenter de long en large la journée entière. Ce sera pour une prochaine fois.
Qui, selon les dernières nouvelles, sera dans un futur très proche... Il faut juste que je trouve le financement!

05 septembre 2009

Tales from the underground

Il était une fois le service public aux Etats-Unis.
Dans un pays où l'indépendance, l'entrepreneuriat et la liberté individuelle priment, (nous sommes au pays de la voiture), ce qui constituait une bonne idée au départ peut vite se transformer en un projet avorté, pas fini, qui manque d'ambition.
Comme les transports publics par exemple. Prenons l'exemple de Washington, qui se targue de posséder l'un des meilleurs services de métro du pays.
Le "Metrorail" est constitué de 5 lignes (rouge, jaune, bleu, orange et verte), qui s'étendent jusque loin en banlieue (Virginia et Maryland, puisque le district de Columbia, i.e. DC, est très petit). L'entrée des stations sont comme des gigantesques trous de bétons, percées par des gigantesques escalators. Très esthétiques. D'ailleurs tout est affaire de (non) esthétique dans le métro de DC. Son concepteur, à la fin des années 60, a choisi le nom de "métro" pour imiter Paris et Londres et éviter le "subway" de New York, avec toute la mauvaise image qui y est associée (crime etc). Il a sans doute oublié que l'intérieur d'une station compte aussi. L'intérieur du métro de Washington est tout de béton tapissé, et les lumières sont volontairement faibles pour justement donner l'impression que l'on est bien sous terre.
Résultat: une horrible architecture carrée et vieillissante, des hauts plafonds gris clairs, des teintes marrons...Magnifique.
Encore, tout cela passerait si le service était irréprochable. Loin de faire ma Parisiano-parisienne (le métro de Paris a ses défauts bien sûr, à commencer par ses cheminots), j'ai remarqué qu'à DC il y a TOUJOURS un problème, quelle que soit la station où vous vous trouvez. Au choix:
- une panne d'escalator en sortant de la rame ou en sortant/entrant dans la station de métro. Sympa les 100m de dénivelé à grimper pour sortir;
- une panne d'ascenseur;
- des rails en maintenance, ce qui cause des retards, déviations, whatever;
- des stations fermées pour travaux (heureusement ce sont souvent les stations en banlieue héhé).
Résultat: une ou plusieurs lignes sont constamment retardées, des stations sont fermées totalement au public pour travaux de maintenance pendant des week ends entiers (comme la station Ronald Reagan Airport, un week end chargé de Labor day, ce qui a à juste raison causé un petit scandale ces jours-ci), les métros viennent quelquefois seulement toutes les 20 minutes, et il est fréquent de devoir à l'impromptu sortir du train à une station et attendre le prochain pour une raison que l'on ne nous donne pas.
Alors comment faire? Prendre le vélo, comme beaucoup ici.

01 septembre 2009

The last house on the left

Ouf, enfin installée. Ce fut ma première pensée samedi soir, après avoir enfin déballé mes affaires et sorti mes vêtements qui commençaient sérieusement à prendre un mauvais pli, enfermés qu'il étaient dans leur sac à dos de rando Décathlon. Ma deuxième pensée fut pour ma tenue du soir - samedi soir oblige, je n'allais tout de même pas restée enfermée.
J'habite à présent près de RFK stadium et du DC General Hospital, South East district. Un peu loin et un peu craignos, mais je suis contente. Après tout, Washington ne se résume pas au quartier huppé et propret de North West (NW). De toute façon je n'y reste que trois semaines; je redéménage mi-septembre pour me rapprocher de U Street (déjà une de mes rues préférées).

Je vois à peine mes colocs (ma proprio jongle entre trois jobs et mon coloc, un journaliste du Nigéria, ne sort quasiment pas de sa chambre de la journée...pratique pour les reportages!). Mais ce n'est pas grave, j'ai les chats pour me tenir compagnie. Trois gros matous qui perdent leurs poils à qui mieux-mieux. Heureusement j'ai fait de ma chambre un sanctuaire anti-poil de matou, un luxueux havre de paix doté d'un matelas à air et d'un vieux radiateur qui me sert de table. Qu'on est bien chez soi.

27 août 2009

La petite maison dans la prairie

J'habite a present dans une petite maison jaune.
Je poursuis toujours mon experience de Couchsurfing, mais j'ai reussi a m'extirper plus tot que prevu de ma cage doree de Dupont Circle. Les autres filles sont parties d'ailleurs un peu plus tot que moi, et donc nos nuits torrides a se serrer les unes contre les autres dans nos sous vetements moites n'existaient plus (pour toi, lecteur de sexe masculin!).

J'habite donc a cote de U Street, connue pour etre une rue des bars. La petite maison jaune est toute proprette et ressemble en fait a son locataire. Un certain Mat M., 24 ans, un grand americain tres sympa. Je n'ai pas encore rencontre son colocataire, il doit rentrer ce soir (jeudi 27), mais j'ai deja prepare le terrain en achetant une bouteille de Bordeaux (il ne sait pas en fait que son coloc a dit oui a une couchsurfeuse). On ne sait jamais...


Un ami, amateur bien connu de l'Europe du Nord, a senti ma detresse dans ma tentative de comprehension de la mentalite americaine en ce qui concerne les relations sociales. Il m'a envoyee ce petit article bien ficele qui resume en gros pourquoi nous Francais, pensons souvent que ces salauds de ricains sont des "faux-culs". Petit extrait:


"Dans le cas français, aller vers l'autre est motivé par la construction possible d'une interaction durable et mutuellement fructueuse. L'Américain ne partage pas cette approche. L'Américain vit dans une société qui valorise l'action, et de fait son processus de socialisation est dominé par la tâche à accomplir. Une fois celle ci terminée, chacun repart de son côté avec la satisfaction de l'action accomplie, terminant ainsi la période précédente d'interaction et de coopération. Dès lors vous l'aurez compris, la rencontre entre le français constructeur et l'américain "faiseur" se fera au détriment de la compréhension entre les deux rives de l'Atlantique : pour le Français, l'Américain sera un vrai faux-cul."

Ma vision des relations sociales aux Etats-Unis sera l'objet d'un petit post dans les semaines a venir.

23 août 2009

Washington d'ici

"Hey Dude, can I couchsurf at your place a couple nights next week?" Mon hôte, vu la qualité avancée de la demande de couchsurfing, a évidemment dit non. Par contre il a dit oui pour la mienne. Et six autres filles.
Et donc me voilà à Dupont Circle depuis jeudi 20 aout, jour où j'ai débarquée à Washington.
Ce n'est pas ma première expérience Couchsurfing, mais c'est sûrement la plus extrême: nous sommes 7 filles entassées dans un petit appartement de garçon (comprendre: à peine meublé, frigo vide, pas de draps, on a même dû acheté du PQ). Mais ce n'est pas grave, notre hôte, un rouquin que la vie a décidé de ne pas doter de pieds délicats, semble trouver son bonheur en accueillant autant de monde sous son petit toit. Il se décarcasse pour nous emmener dans les endroits sympas et répond à toutes nos questions, carte de la ville en main. Apparemment il vit par procuration une vie sociale bien remplie avec des étrangers rencontrés sur le site, pour pallier le fait qu'il n'a pas forcément beaucoup de potes à DC. Son rire gras doit y être pour quelquechose. Beurk.
Sinon, gros coup de chaleur. Il fait chaud à Washington l'été, presqu'autant qu'en Chine dis donc. La ville est de taille moyenne, les transports publics tristement médiocres, le métro enterré à des profondeurs pas croyables. Les stations, avec leurs murs betonnés, sont à peine éclairées d'une lumière faiblarde. Les escalators pour y accéder sont des monstres qui sortent de terre, les bus sont moches et apparemment peu fiables.
Par contre, les Américains sont extrêmement gentils. Enfin, je ne sais pas quelle valeur on peut donner à ce jugement à l'emporte-pièce donné après seulement trois jours. Mais j'ai plusieurs fois entamé la conversation avec des personnes dans des magasins, restos, bars ou autres. La patronne d'un petit café s'est même décarcassée pour nous trouver les adresses des bons endroits où sortir. Que nous nous sommes empressées d'essayer le week-end venu.